1 Mars 2009, je suis rentrée chez moi. Normalement après 2 semaines d'absences on devrait être content de rentrer, on devrait se sentir mieux, respirer, finis le stress, finir d'avoir peur de ne pas prononcer correctement l'anglais devant une bande de jeunes qui sont tous là à te regarder et à écouter attentivement ce que tu dis. Ils étaient marrant à parler ma langue, le français, leur accent était très hilarant mais j'appréciais leur effort. Je devais leurs rendre l'effort qui ont fournis pour moi, mais moi contrairement à eux, je ne les connaissaient pas du tout. C'est toujours simple de rigoler sur le mauvais accent qu'on a quand on parle une langue étrangère avec ses amis, mais moi j'étais là devant eux, seul. Perturbé et en même temps amusé par leurs attention, je me lançais toujours pour faire plaisir mais je n'aimais pas ça...A vrai dire je n'étais pas à ma place, encore moins qu'avant.
2 semaines plus tard, je suis rentré dans ce pays qu'on appelle France, devrais-je dire mon pays? J'y vis certes mais je me suis jamais sentit à ma place par mis toute cette population. Quand je marche dans la rue, les gens me regardent avec un regard effrayé, des fois il s'arrêtent même comme si ils arrivaient pas à croire ce qu'ils voyaient: « Non messieurs et mesdames vous n'halluciner pas, vous avez vraiment une épave devant vous. ». Leurs regards m'intriguent et à vrai dire c'est eux qui me font peur, si seulement ils se rendaient compte à quel point ils m'effrayent tous. Dans la rue je ne marche plus, je fuies chacun de vous, je fuis vos regards et vos insultes. Combien de fois vous m'avez enfoncé encore plus qu'avant, combien de fois vous m'avez détruit encore plus, je ne compte même plus... Vous me connaissiez pourtant pas mais vous vous gênés jamais pour me dénigrer. Et c'est dans cette société que je vis...
Premier pas chez moi, personne pour m'accueillir, ce n'est pas grave, j'ai l'habitude. Je me demande pourquoi je me prends pas un appartement seul, je suis tout le temps seul, je dois me faire à manger, ranger, m'occuper, laver, me débrouiller pour tout et ça fait depuis longtemps que c'est ainsi. Je m'en plains pas, c'est tellement mieux d'être tranquille et seul mais il m'arrive d'en pleurer, j'aurais souhaité que quelqu'un partage ma vie chaque jour, des fois j'aurais souhaité avoir une famille comme tout le monde...
Je pose mes valises, je rentre dans ma chambre, je ne dis mots et je parcours tout les recoins de mon chez moi. Mon chez moi? Cette maison m'était inconnu, plus je faisais et refaisais le tour et plus je me sentais mal. C'était comme si les murs criaient tous les hurlements qui ont été vociféré, c'est comme si l'eau qui goûtait du robinet mal fermé, me remémorais tout le sang qui s'était déversé de mon corps, c'était comme si la vapeur qui s'échappait de la théier me rappelais l'humidité de mon visage après de longues heures de tortures psychologiques. Je ne suis pas chez moi, je suis dans une maison qui me fait souffrir...Cette peur qui m'avait quitté durant cette escapade survint brutalement.
Il faut que je sorte, que je reprenne mon souffle, il faut que je quitte cet endroit qui relate trop de mauvais souvenirs. Mais impossible, je ne peux pas partir, je suis condamné a rester ici et à faire comme si de rien était. Mais même faire semblant est un effort trop demandé. J'ai peur, j'ai mal, mon seul moyen de ne plus souffrir est de me faire mal physiquement pour ne plus souffrir psychologiquement. Peut-être suis-je atteint de troubles mentaux, peut-être qu'il est mieux pour moi de ne plus continuer. Je ne vois plus l'utilité de continuer cette vie insignifiante, je suis la victime de cette vie affolante. Je me rappellerais toujours de ce soir, de ce soir où tout espoir et toute envi m'avait quitté...
Mais l'être humain est bien trop complexe pour pouvoir arriver à ses fins dès la première fois. J'ai échoué, j'ai envi de recommencer et recommencer..Mais aujourd'hui je suis soulagée de ne pas avoir eu le courage ni la force de le refaire dès le lendemain. Personne ne comprends, tout le monde m'en veux, mais moi j'ai mal, je veux qu'ils me regardent dans les yeux et qu'ils voient la peine qui est dans mes yeux, qu'ils me prennent dans leurs bras et qu'ils sentent les tremblements sempiternels de mon corps, je veux qui me comprenne comme moi j'essaye de comprendre leur psychisme qui me parait bien alambiqué. J'aurais tellement souhaité que vous ayez de la compassion et de la peine pour moi quand j'étais tombée le plus bas possible, au lieu d'entendre vos menaces et de nouveau vos hurlements...
Je suis anéantie, je suis tombé tellement bas et je n'ai aucune envi de me relever. Alors j'ai gardé mon secret, j'ai rien dit à mes amies et j'ai continué à être celle que je suis. Une loque, jamais souriante, aux idées noires, toujours froide et démoralisatrice. Je fais du mal autour de moi, parce que j'ai mal et que je ne supporte pas le fait que quelqu'un soit heureux et pas moi. Mon égoïsme démesuré a pris le dessus et j'ai tout détruis sur mon passage. Je le fais pour me sentir mieux, je le fais parce que vivre à travers vous, me permet de vous comprendre plus et de me sentir revivre. Je suis devenu mauvaise tout compte fait, mais je ne suis que le fruit de vos insultes, rejets, violence et votre frayeur qui me terrifies plus que vous l'êtes par mon moi.
Et le temps est passé, détruite chaque jour un peu plus, je fanais comme une rose qu'on avait découpé.
Toutes mes interrogations qui était la cause de longues nuit blanches sans réponse. Et puis je me suis reconstruit doucement. Je me suis toujours isolé pendant un temps par peur de replonger, mais j'ai remonte la pente. Aujourd'hui je m'en suis sortit mais j'ai encore plus peur qu'avant....